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15.11.2019

Le PNR 72 à mi-parcours

Le Programme national de recherche "Résistance aux antimicrobiens" (PNR 72) est arrivé à mi-parcours en 2019 : les premiers résultats de recherche ont été produits, et la synthèse du programme a débuté.

Les 45 projets du PNR 72 tournent à plein régime: médecins, vétérinaires, biologistes et scientifiques de l'environnement s'allient pour rechercher de nouvelles approches visant à freiner la propagation des bactéries résistantes aux antibiotiques et à améliorer les formes de traitement. Les projets ont cependant commencé à divers moments et se situent dans des créneaux temporels différents. C'est pour cette raison que certains travaux de recherche sont en voie d'achèvement (à partir de janvier 2020), tandis que d'autres dureront jusqu'à la fin 2021.

Considération aussi en dehors du domaine scientifique

Toujours est-il que de nombreux projets ont déjà pu présenter de premiers résultats au cours de cette année. Certains ont même eu un vaste écho en dehors du cercle des experts. Il s'agit notamment de la découverte d'une nouvelle classe d'antibiotiques particulièrement efficaces contre les agents pathogènes actuels les plus dangereux. Un projet du PNR 72, rattaché au Biozentrum de l'Université de Bâle, a contribué de manière décisive à cette avancée. Citons aussi l'étude "veau de plein air" avec laquelle des vétérinaires de l'Université de Berne ont montré que des mesures relativement simples permettent de réduire la quantité d'antibiotiques à un cinquième du volume habituel utilisé pour l’engraissement des veaux.

Formuler des recommandations

De tels succès ne sont pas prometteurs uniquement sur le plan scientifique, ils soulèvent aussi la question de leur mise en œuvre dans la pratique. C'est l'objectif principal du PNR 72 au fur et à mesure de sa progression. A cet effet, le programme suit deux lignes : d'une part, des projets seront soutenus dans le transfert vers la pratique en fonction de leurs propres besoins, d'autre part, le PNR 72 élabore des recommandations pour le monde politique et les professionnels. Celles-ci se basent sur la vue d'ensemble des projets et sur les connaissances scientifiques actuelles émanant aussi d'ailleurs.

C'est à cette fin que le comité de direction et les scientifiques du PNR 72 ont commencé la synthèse du programme au cours de cette année : lors du colloque, ils ont débattu des thèmes principaux et finalement trois groupes de travail se sont formés – correspondant en grande partie aux modules thématiques du PNR – afin de définir et de faire avancer le processus de synthèse avec précision sur certains thèmes.

Favoriser la mise en pratique avec des groupes d'interlocuteurs

Deux de ces thèmes principaux ont déjà été approfondis cette année lors de manifestations avec la participation des milieux politiques et de la pratique : l'atelier "Diagnostics in Antimicrobial Resistance: Pathways from Basic Science to Diagnostic Laboratories" (dans le cadre du colloque du PNR) a démontré comment de nouvelles procédures de tests développées par la recherche pouvaient être introduites avec succès dans les diagnostics de routine. Le symposium "One Health meets Sequencing" a réuni des scientifiques et des praticien-ne-s des quatre coins de la Suisse pour débattre de l'application des nouvelles méthodes d'analyse génétique (Whole Genome Sequencing/WGS) au niveau de la santé publique.

Confirmation de l'approche adoptée

Le PNR 72 a une structure axée sur l'interdisciplinarité et attribue une grande importance à l'approche "One Health", c'est-à-dire qu'il tient aussi bien compte de la médecine humaine et animale que de l'environnement pour aborder la problématique de la résistance aux antimicrobiens. La conception de projets de recherche et leur mise en œuvre doivent donc répondre à des exigences élevées. Le bilan d'une étude d'accompagnement de l'Université de Berne, terminée au début 2019, est d'autant plus réjouissant qu'il confirme que nous suivons la bonne voie. L'étude montre que les chercheuses et les chercheurs du PNR ont jugé systématiquement le travail interdisciplinaire de manière positive, même si cela n'était pas évident tous les jours.

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Stéphane Praz Chargé du transfert de connaissances +41 76 582 90 20 stephane.praz@leporis.ch